Aux confins du Bassin Parisien et du Massif Armoricain, ouverte sur la Manche par un littoral de cinq cents kilomètres, la Basse-Normandie apparaît comme une région de variété, tant par la palette de ses paysages que par la richesse de ses productions. Forte d’un passé terrien et maritime, la région s’appuie encore sur les bases rurales et côtières qui fondent son identité. Elle ne renie pas ce passé et cultive même les traditions dont elle a hérité et qui lui ont apporté une qualité de vie certaine, mais elle s'est résolument tournée vers l’avenir en élargissant ses activités, en développant une économie moderne, dynamique et florissante, et en accordant à la recherche toute la place qu’elle mérite.
Secteurs Clés
La place de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche dans l’économie régionale depuis des siècles a fait tout naturellement de l’agro-alimentaire un secteur clé de l’économie bas-normande. Les produits bas-normands ont une grande renommée ; plusieurs bénéficient d’une Appellation d’Origine Contrôlée (Camembert de Normandie, Livarot, Pont-l’Evêque, beurre et crème d’Isigny, Calvados, Pommeau). L’industrie agro-alimentaire, par ses capacités d’innovation et d’adaptation, a su cependant se diversifier utilement et devenir ainsi le premier employeur de la région.
Le secteur industriel bénéficie de la présence conjointe de grands groupes internationaux et de PMI-PME dynamiques se développant dans les secteurs de l’électronique, de l’automobile, de l’ingénierie mécanique, de la pharmacie, de la chimie fine, de la construction navale.
Le tourisme constitue également une activité importante pour la région qui rassemble de hauts lieux historiques et culturels mondialement connus tels que les plages du débarquement ou le Mont-Saint-Michel et de multiples trésors architecturaux.
Atouts et Particularités
1 - Sa position géographique
La double proximité de la Région Parisienne et de la Grande Bretagne offre à la Basse-Normandie des perspectives de développement. Un effort important a été porté ces dernières années à l'amélioration des infrastructures de communication afin de désenclaver la région et de l'insérer dans un réseau de dimension européenne (Axe Nord-Sud, Route des Estuaires). La région est donc à ce jour traversée par trois axes autoroutiers majeurs : l'A28 (Tours- Le Mans- Alençon-Rouen), l'A13 (Caen-Rouen- Paris) et l'A84 (Caen-Rennes). Des travaux de réalisation sont actuellement en cours pour finaliser l'A88. Cette voie reliera Caen, Falaises et Sées. Elle complète de cette manière le réseau autoroutier existant. C'est un projet qui favorise également la desserte des ports bas-normands et renforce la cohésion entre les villes de Caen et Alençon.
En ce qui concerne les infrastructures portuaires, la région accueille quatre ports : Caen-Ouistreham, Cherbourg, Honfleur et Granville . Leurs occupations sont autant touristiques que commerciales. Le port de Cherbourg par exemple communique avec les ports transmanches de Portsmouth, Poole et Rosselare.
Cette situation géographique amène à lier des coopérations transmanches autour de mêmes problématiques et intérêts. La Région entretient ainsi des liens étroits avec le Comté du Hampshire auquel elle est liée par un accord de jumelage depuis 1989. Cette coopération s'inscrit également dans un cadre plus large de la coopération Arc Manche et Arc Atlantique.
2 - La mer
Même si la pêche reste une activité régionale importante, d’autres activités liées à la mer se développent : conchyliculture, cultures maraîchères que la clémence du climat maritime facilite. La longue façade côtière offre aussi de vastes potentialités touristiques.
3 - La qualité de l’environnement
L'arrivée de nouvelles industries n'a pas entamé la qualité de l'environnement. L'importance croissante du cadre de vie dans le choix d'implantation des entreprises en fait un argument solide pour le développement régional.
En effet, l'intérêt croissant porté à l'environnement et à la qualité de vie, que ce soit par les particuliers ou les entreprises, implique que des politiques publiques adaptées soient mises en oeuvre. Plusieurs projets, récents et moins récents , soulignent l'investissement de la région dans cette problématique.
La qualité de l'environnement est surtout liée à la préservation des spécificités naturelles locales déjà existantes. Concernant la nature, plusieurs périmètres de parcs régionaux ont été élaborés et mis en oeuvre : Normandie-Maine, Les marais du Cotentin et du Bessin et le Perche. Au total, 23% du territoire régional est recouvert par ces ensembles naturels protégés. Sur le plan de la préservation de la biodiversité, plus de 18% du territoire bas-normands est reconnu au titre de l'inventaire national des zones naturelles d'intérêts écologique, faunistique, et floristique (ZNIEFF).
En matière de connaissance et de protection du littoral, la région a mis sur pied des projets, comme le témoigne le projet BRANCH (2005-2007). Financé dans le cadre du programme européen INTERREG III, cette initiative devait évaluer l'impact des changements climatiques sur la biodiversité littorale.
4 - La jeunesse de sa population
Elle explique que la formation soit l’une des priorités régionales, au même titre que la recherche qui donne à la Basse-Normandie le visage d’une région techniquement à la pointe pour l’industrie nucléaire et la maîtrise d’ambiance (Cherbourg), l’agro-alimentaire (Saint-Lô), la plasturgie (Alençon), l’imagerie, les TIC et la physique nucléaire (Caen).
Chiffres Clés
Superficie : 17 589 km2
Linéaire côtier : 450 km
Population : 1 501 308 habitants (2006)
Densité : 85 ha / km2 (2006)
Emploi Total : 546 517 (1999)
PIB/ha : 23 491 (Standard de Pouvoir d'Achat 2006)
Taux de chômage : 8,7% (1er trimestre 2009)
Répartition de l'emploi par secteur (2007) :
- primaire : 6,9 %
- secondaire : 25,9 %
- tertiaire: 68,2 %





